Mobilisation du Collectif Eau Bien Commun Beaujolais

EBC Beaujolais_logoLa gestion de l’eau et de l’assainissement dans la communauté d’agglomération de Villefranche Beaujolais Saône (CAVBS) est déléguée jusqu’au 31 décembre 2018 à l’entreprise Véolia. Aujourd’hui, pour mettre fin à une délégation de ses services publics sur un bien commun fondamental qu’est l’eau, des citoyens et des associations s’unissent et s’organisent en collectif pour promouvoir la gestion publique de l’eau, défendre l’environnement et l’accès à la ressource en eau pour tous. A cet effet, le Collectif Eau Bien Commun Beaujolais s’est crée le 28 janvier 2016.

Le collectif Eau Bien Commun Beaujolais (EBCB) s’est donné pour mission d’ouvrir un débat public sur un mode de gestion en régie publique en vue des prises de décisions à venir du conseil communautaire de la CAVBS. Partant du constat que l’eau ne peut pas être considérée comme une ressource marchande, ce mouvement citoyen et apolitique, cherche à appliquer les méthodes de la démocratie participative afin de se réapproprier la ressource en eau sur son territoire. De la protection des champs de captage au robinet ; en passant par le prix, la qualité et le droit à l’eau ; et en allant jusqu’au mode de gestion, EBCB a pour objectif de promouvoir un service public de l’eau fort, transparent et démocratique.

Dans cette perspective, différentes actions autour de l’eau bien commun sont déjà au programme. Un appel à rassemblement sera lancé très prochainement et des débats publics seront initiés. Pour alimenter les échanges, EBCB souhaite évaluer indépendamment le bilan de la concession de Véolia. Il cherchera à dresser un bilan objectif pour l’usager en termes de qualité, de respect de l’environnement et de tarifs. Cherchant à prendre en compte l’eau dans sa globalité (santé, environnementale, sociétale etc.), EBCB vise à redonner aux citoyens les clefs pour se réapproprier la gestion de leur eau. Il souhaite notamment que les élus rejoignent les citoyens dans ce processus: du choix de mode gestion, aux solutions techniques et jusqu’à la tarification. Un courrier, interpellant le président de la CAVBS, Daniel Faurite, a déjà été envoyé pour interpeller ce dernier sur la nécessité d’engager un audit indépendant pour la mise en œuvre du contrat de délégation en cours. Dans ce courrier, le collectif insiste également sur la nécessité d’ouvrir un débat publique contradictoire et participatif, largement ouvert aux citoyens et associations. Conformément à la loi, Daniel Faurite a répondu qu’une « analyse du mode de dévolution sera faite afin que le Conseil Communautaire puisse délibérer sur le choix du mode de gestion des services eaux et assainissement ». Il assure également que les associations du territoire seront entendues et associées à ce choix et qu’une présentation du rapport sera réalisée devant la Commissions Consultative des Services Publics Locaux (CCSPL). Or cette instance de consultation est rarement l’office d’une concertation, et n’apporte des éléments techniques et économiques que bien trop tard dans le processus de décision pour que les citoyens prennent réellement position.

Soutenu par la Coordination Eau Bien Commun Rhône-Alpes, le Collectif Eau Bien Commun Beaujolais invite les citoyens, associations, élus locaux, syndicats, chercheurs (…) à rejoindre ce mouvement afin que les débats, qui seront initiés prochainement, autour du choix du mode de gestion de l’eau et d’assainissement, portent aussi la voix et le choix du citoyen.

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