Contre expertise pour la gestion de l’eau

Analyser les prix et la qualité du service de l’eau et de l’assainissement  : une formation  pour répondre aux questions des collectifs mobilisés pour l’eau bien commun.image article

La montée de l’expertise citoyenne pour la gestion de l’eau est l’une de nos lignes d’actions prioritaires. C’est pourquoi, nous avons organisé une journée de formation au programme ambitieux : reforme territoriale, qualité du service, prix de l’eau, contexte réglementaire, qui s’est déroulée le 5 juillet à Lyon, avec l’intervention de Jacques Tcheng (ancien directeur général de la régie des eaux de Grenoble).

Incontournable, le RPQS est un document obligatoire qui doit être réalisé tous les ans par le service ou opérateur d’eau et d’assainissement à destination des autorités organisatrices, pour rendre compte aux usagers du prix et de la qualité du service rendu pour l’année écoulée. Néanmoins, la compréhension de ce document relève d’un certain niveau d’expertise, comme en témoignent les citoyens mobilisés au sein des collectifs Eau Bien Commun de la région AURA en attente de formations sur les modes de gestion de l’eau.

La matinée a été consacrée au contexte territorial (avec la loi Notre, les nouveaux schémas de coopération intercommunale de l’eau, etc.), au contexte opérationnel (rappel sur les différences et rôles des opérateurs/autorités organisatrices/usagers) et au contexte réglementaire et organisationnel (sur les 4 types de contrats et les points de vigilance à avoir). Cette matinée s’est terminée avec une mise en perspective des actions à mener pour redéfinir les objectifs et les moyens de gestion de l’eau susceptibles d’en préserver la qualité et l’efficacité budgétaire. Enfin, l’après-midi  a été consacrée à quatre études de cas, en lien avec les collectifs présents.

Nous agissons également pour une montée en compétence de jeunes experts dans le domaine de l‘eau comme en témoigne notre projet Erasmus+ . Ce faisant, des jeunes engagés pour une véritable gestion publique de l’eau, experts de divers horizons (ingénieurs, diplômés en sciences politiques, etc.) ont participé à cette formation pour venir en soutien des collectifs locaux et nationaux. La relève est donc en marche !

Il ressort de cette formation une volonté toujours plus forte de mutualiser les connaissances et les compétences entre élus, techniciens et citoyens : elle vient renforcer la vague citoyenne pour se réapproprier une gestion démocratique de l’eau où l’action citoyenne, quelque soit son niveau (sensibilisation, participation, etc.) promeut une gestion soucieuse des deniers publics et du patrimoine commun à la collectivité et aux usagers.